L’amour a des ailes, l’extraordinaire voyage de Françoise et Thomas

SAINTE-MARIE – Environ 400 personnes, le double que prévu, ont assisté jeudi soir à la présentation du film documentaire «L’amour a des ailes», au Centre Caztel de Sainte-Marie.

Au centre de ce documentaire se trouvent le pilote de brousse mariverain Thomas Fecteau et son épouse Françoise Gaudreau, malheureusement décédée à la fin du mois dernier. «Maintenant c’est elle qui vous regarde d’en haut», a indiqué le président d’honneur Réal Turgeon à M. Fecteau.

Les images du réalisateur Denis Boivin nous font revivre la grande épopée de l’aviation civile au-delà du 48e parallèle. C’était l’époque du «vol à l’estime» où les pilotes de brousse survolaient le grand nord québécois avec des cartes sommaires, sans radio ni GPS pour les guider.

M. Fecteau s’estime chanceux d’avoir traversé toutes ces années sans accident. La seule fois où il est resté coincé, c’est huit jours à cause du brouillard. «J’en ai profité pour me reposer», ajoute-t-il à la blague.

Après ses années de pilote de brousse, où il s’initie à la «débrouillardise du nord», il devient pilote pour Québécair où il apprend le vol aux instruments. Puis, il est recruté par le premier ministre Jean Lesage au début des années 1960 comme chef-pilote de la nouvelle flotte d’avions du gouvernement. À ce titre, il travaillera notamment sur le développement des avions-citernes CL-215.

Thomas et Françoise

amouradesailesC’est dans le grand nord que Thomas et Françoise se sont rencontrés. Elle était la fille d’un arpenteur venu cartographier la région. À l’automne de 1954, lors des rares moments de vacances de Thomas, ils convolent en justes noces.

Être femme d’aviateur, c’est accepter le fait de devoir attendre son mari, seule, pendant de longues journées, voire de longues semaines. Fille de bois, elle préférait passer les longues périodes d’attente dans une petite cabane en pleine forêt plutôt que dans sa maison de Senneterre. «Des mois fantastiques, sans ménage à faire», raconte-t-elle.

Tout au long du documentaire, on sent cette complicité entre Françoise et Thomas, cet amour commun du nord québécois et de la vie d’aventurier.

Distribution

Le réalisateur Denis Boivin souhaite débloquer les fonds nécessaires, principalement auprès de la SODEC, afin de produire des copies du documentaire.

«Nous pourrions alors les offrir aux salles de cinéma pour qu’elles puissent le diffuser», ajoute-t-il. D’ailleurs, après la représentation de jeudi, des feuilles de pétition pouvaient être signées à ce sujet.

Lors de son petit discours avant la projection, M. Boivin n’a pu retenir ses larmes en disant que son documentaire était finalement mal nommé. Au contraire, cette histoire d’amour est éternelle et sera toujours bien vivante.

Source Beauce-Média, 17 septembre 2014

 

 

 

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